Déstressez-vous !

Introduction :

 

            Combien de fois l’avons-nous entendue ? Cette phrase qui a complètement raison, non ? D’ailleurs qu’est-ce qu’on attend, pourquoi n’est-on pas déjà déstressé, allez, vite, vite !!

            Des articles, des humains, des nouveaux courants de pensée, tout nous dit de prendre soin de nous, de nous déstresser, de chercher le mieux-être. Mais tout a un prix, l’éternel combat contre le stress est un serpent qui se mord la queue. La raison pour laquelle vous vous battez contre est souvent celle qui vous empêche de le laisser tomber. Progresser, évoluer, faire mieux ne sont pas des raisons qui mènent à une réussite. Et si le pourquoi ne convient pas, le comment ne va pas mieux : les moyens employés deviennent forcés, volontaires et étouffent l’élan émotionnel qui signalait son besoin d’expression par le stress.

 

 

Qu’est réellement le stress ?

 

            L’état naturel de chacun est un état de bien-être. Le stress est un mécanisme de défense qui permet de tourner ses ressources vers la survie du moment.

            Physiquement, le stress est évacué principalement par l’adrénaline qui appelle à l’effort physique ainsi que par les afflux de sang des zones de « vie » (notamment les intestins) dans les zones principales d’actions (membres supérieurs : combat, membres inférieurs : fuite).

            Il se déclenche dès qu’un élément indique au subconscient un problème de survie (les émotions négatives peur/colère/dégoût, etc. ayant un rôle d’origine également de ce type, elles en font bien sûr partie).

           

            Les méthodes de combat du stress qui sont proposées sont souvent inefficaces pour une raison simple : elle impose une vision uniforme du stress. Si le stress est un ennemi, je vais trouver de l’anxiété et de nombreuses émotions à la combattre, et j’ai le risque de perdre ! Si je suis une victime du stress, alors je suis impuissante, pourquoi essayer un combat perdu d’avance qui renforce ma souffrance ?

            Bien que différente pour chacune, les causes du mal-être ont des racines communes intérieures. Explorons-les ensemble.

            Ce qui va suivre n’est pas une vérité absolue, seulement une piste de travail. Prenez-y ce qui vous convient, car quitte à commencer une écoute de vous, pourquoi ne pas le faire en écoutant ce qui vous parle ici ?

            La réalité peut sembler difficile à entendre, mais vous êtes entièrement responsable de votre propre stress, vos anxiétés et vos angoisses. « Mais si c’est le cas, pourquoi le subissons-nous ? » me direz-vous… C’est très simple, à un moment ou un autre, vous avez estimé dans votre vie qu’une de vos « priorités » était la survie, et qu’elle devait étouffer comme elle sait si bien le faire, vos priorités quotidiennes de bien vivre. Vous ne vous en êtes certainement pas rendu compte, ou plutôt vous pensiez, et pensez certainement encore que vous n’aviez pas de meilleur choix. Et là nous touchons au fond du problème : c’était certainement le cas à ce moment, puisque vous n’en aviez pas trouvé d’autres, mais aujourd’hui cet état se répète et vous épuise tandis que vous pressentez le besoin d’en changer. C’est là-dessus qu’il faut s’attarder.

            Vous êtes responsable de votre propre stress, et en même temps pas… Vous ne pouvez pas vous demander de réagir autrement aux situations de votre vie, si vous faites ainsi, c’est que vous n’avez pas encore trouvé mieux… S’obliger à changer est l’erreur la plus fondamentale du stress, car c’est justement ce qui le provoque. Quand stressez-vous ? Quand vous voulez avoir la capacité de quelque chose, être quelqu’un que vous n’êtes pas, vous trouvez ailleurs que là où vous êtes. Quand vous êtes dans un état de stress, vous cherchez à être quelqu’un d’autre que qui vous êtes (plus fort, plus doué, plus rapide, plus parfait, plus sensible et moins fragile, et même… moins stressé).

            Et c’est là que l’on en vient à vos responsabilités : vous ne choisissez pas le stress, mais vous choisissez de vouloir être quelqu’un d’autre que vous-mêmes, et de cela ne peut découler qu’un mal-être insoluble. Quant au stress, il n’est qu’un excellent outil que vous utilisez exactement comme vous le souhaitez. En effet, comme vous le souhaitez, il vous coupe de toutes les émotions que vous ne voulez pas avoir (elles sont toujours là, mais cachées) et semble vous donner une poussée en avant quant à vos objectifs inatteignables (en vous autodétruisant puisque vous ne voulez pas de votre propre image). En fait, vous faites exactement ce que vous souhaitez faire, à ceci près que vous pensez devoir le faire. Mais vous faites déjà tout parfaitement, comme vous imaginez que cela doit être. Il suffit de ne plus imaginer ce qui doit être et de choisir ce que vous voulez.

            Ainsi vous ne choisissez pas votre état à chaque fois que vous stressez, mais chaque fois passivement vous souhaitez être quelqu’un d’autre « qui saura » « qui pourra » « qui sera ». Il n’y a pas de « méthode » pour éliminer entièrement le stress, seul le fait d’accepter qui l’on est entièrement, y compris dans le fait de vouloir être quelqu’un d’autre est salvateur. Vous êtes tout ce dont vous avez besoin.

            Les méthodes classiques de gestion émotionnelle déjà abordées ailleurs ne sont pas l’objet de cet article. Notons simplement qu’elles peuvent prendre leur rôle ici pour s’écouter et regarder en soi afin de retirer au stress son sens profond.

 

            La raison pour laquelle le stress se propage de plus en plus est effectivement due au changement de nos modes de vie, mais pas seulement. Il est aussi dû en grande partie à une pression de résultat dans le fonctionnement affectif profond de l’être humain. Aujourd’hui, peu importe qui vous êtes, ce qui compte c’est le résultat, même en termes de sécurité affective. Donc vous n’avez plus le droit d’être qui vous êtes et si vous ne donnez pas un cadeau à Noël, si vous ne pensez pas à cette date anniversaire, si vous n’avez pas pris soin de cette personne de la manière dont elle l’attendait et dont elle ne vous a jamais parlé, alors vous êtes égoïste. On vous retire votre droit d’aimer, et de le faire à votre manière. Qu’y a-t-il de plus stressant ?

            À cela la solution est simple et peut-être difficile. C’est à vous-mêmes de vous donner ce droit, non à d’autres. Mais la pression dans une relation peut mener à d’autres chemins. Et aimer sans la reconnaissance que l’on aime est pour beaucoup d’entre nous une pression quasiment impossible à supporter… je ne voudrais pas vous forcer. Faites juste de votre mieux… :-) C’est très bien.

 

 

Comment passer à autre chose ?

 

Gérer les causes

 

            Le stress est un mécanisme de défense qui vous permet de ne pas regarder en vous et de repousser le regard de l’autre en vous. Vous rendre « mal », agressif, repoussant vous permet de mieux cacher qui vous êtes et de ne pas prendre le risque de le révéler. Une diversion classique consiste à se victimiser ou devenir agressif en façade pour ne pas montrer ce qu’il y a à l’intérieur de soi.

 

            Que peut-on reprocher à une personne stressée ? « Elle n’y peut rien ». Fréquemment, un chantage passif s’installe. Cet individu qui subit le stress peut obtenir un grand bénéfice secondaire : la culpabilité des autres quant aux actions qui pourraient le stresser. Bien que pas toujours volontaire, c’est affectivement et socialement un moyen pas si indirect d’obtenir le résultat que l’on souhaite. De plus, justifier un comportement abusif par le stress est une raison archi courante de sa création.

 

            Beaucoup d’idées reçues également comme « je suis plus efficace avec le stress » « si je pense à moi, je suis égoïste » « si je ne m’inquiète pas, c’est que je m’en fiche » « je dois me sentir mal face à ces circonstances », etc. font que de nombreuses personnes désireuses d’être parfaites (selon un code moral très subjectif) se tuent petit à petit avec un stress intense et permanent.

            Peut-être est-ce la mère de famille parfaite qui répond aux attentes de chacun et qui, après de nombreux signes avant-coureurs, fait un malaise un jour de fête ? Personne n’a pensé à lui dire qu’elle n’avait pas besoin de se rendre indispensable pour être aimée ?

            Est-ce l’employé qui brille en respectant toujours les délais les plus fous, quitte à risquer de s’accidenter pour être à l’heure ? Le stress est avant tout une marque de mépris de soi, et des autres malgré soi dans les conséquences que cela peut engendrer…

 

            Le stress permet aussi de se couper temporairement d’un mental qui « tourne » sans cesse, mais l’effet est pervers, car l’état « lourd » du stress amène la personne à plus de stress encore et ainsi le mental revient en force, bouclant la spirale descendante.

 

            C’est également une addiction, au même titre que la cigarette ou le sucre, car le changement d’état recherché et le camouflage de parties de soi non désirées sont les deux facteurs principaux les plus recherchés dans ce cas. Physiquement la « décharge chimique » a un effet particulier, en général équivalent à ceux qui font de la course à pied violente avec libérations d’endorphines à la clé.

 

 

Prendre soin des autres

 

            Si vous voulez que la pression des autres sur vous cesse, vous pouvez travailler à faire disparaître la vôtre sur les autres. Souvent, il s’agit de se débarrasser de ses attentes envers les autres, mais il y a d’autres cas. Beaucoup de personnes sont persuadées d’être incapables, de ne pas pouvoir, etc., et voudraient être quelqu’un d’autre… C’est bien la cause de leur propre mal-être. Sans être invasif, vous pouvez laisser des portes ouvertes, et quand elles sont empruntées, encourager, aimer, exprimer l’acceptation de l’autre, dissiper ses doutes sur lui-même, sur qui il est, sur ce dont il est capable, tout en le laissant choisir, voir en l’autre ce que vous ne pouviez encore voir en vous, et ainsi le découvrir. Le bien-être que vous faites aux autres vous revient et inversement. Partagez-le ! Faites-le grandir ! Encore !

 

 

Prendre conscience

 

            Certains individus guérissent entièrement de leur stress et plus souvent encore de leurs angoisses simplement en en prenant conscience. Mais qu’est-ce qu’une angoisse ?

            Après un choc émotionnel, le subconscient pousse la conscience à oublier pour se protéger. À chaque rappel symbolique que le subconscient perçoit, du point de vue du sujet, l’inquiétude violente s’installe sans raison apparente. L’anxiété de ne pas connaître la raison de son propre état et la prescience de savoir qu’une raison concrète et douloureuse se cache derrière tout ça devient plus insupportable que la cause elle-même. C’est en cela que l’angoisse est angoisse et non anxiété.

            Mais au moment où l’on prend conscience de la véritable cause de l’angoisse, elle revient à la conscience avec le recul, la solidité émotionnelle du moment. Parfois un deuil fait d’une situation ou d’une personne permet alors à l’angoisse de disparaître. C’est la conscience qui se guérit quand elle prend conscience.

            Toutefois, il ne faut jamais forcer, dans la mesure où la partie consciente n’est pas forcément prête à reprendre la conscience de ces faits. C’est bien pour cela qu’elle s’en protège. Souvent les personnes qui sont prêtes, s’en rappellent d’elles-mêmes ou cherchent en tout cas au minimum, à le faire, et ont en fait déjà commencé puisqu’elles se rappellent qu’il y a quelque chose à chercher.

 

 

Soigner son mode de vie

 

            Sa façon de se traiter est très représentative de sa vision de soi-même. Observez vos comportements envers vous-mêmes. Traiteriez-vous votre plus proche amour ainsi ? Lui souhaiteriez-vous de travailler à s’en abîmer la santé, de ne pas pouvoir ni savoir se reposer ni prendre soin de lui-même ?

            Au-delà de l’aspect psychologique de cette observation, il y a quelques points techniques essentiels pour favoriser un état d’esprit calme et serein. Tout ce qui concerne la vie : principalement manger, dormir, faire du sport et le sexe. Surpris ? Les mécanismes de base du corps sont ceux qui amènent le plus à la vie, qui rappellent le fait d’être vivant.

 

            Le sommeil, comme les autres, donne une forme de plaisir, de satisfaction et de paix. En fait, c’est pour ça que les individus stressés ont du mal à s’y faire. Comment se détendre si on ne l’a jamais fait ? Les personnes stressées tombent de fatigue, ne s’endorment pas. Certaines essayent de se relaxer mentalement pour passer l’obstacle et s’endormir.

            Si le faire à travers des exercices de respiration est une bonne idée, il y a beaucoup de problèmes techniques dans la mise en application, notamment l’aspect actif, contrôlant et surtout désynchronisé avec son propre organisme. Un appareil (type Dodow ©) peut guider l’exercice et donner une approche extrêmement efficace à cette technique pour beaucoup de « désabusés » du sommeil pour lesquels les techniques dites « classiques » ne fonctionnent pas.

            Les réflexes corporels priment sur l’exercice mental quant à la possibilité de s’endormir. Ainsi une relaxation inefficace pour les « résistants » malgré eux peut devenir facile avec les bons outils. L’ASMR (Autonomous Sensory Meridian Response), malgré de nombreuses idées reçues sur ce qu’elle est, est un excellent outil de détente, et éventuellement, de recouvrement affectif, notamment face au manque qui génère le stress.

           

            L’alimentation est un point délicat pour les sujets souffrants d’anxiété. Les aliments sucrés servent fréquemment d’antidépresseur. Les compulsions à manger sont souvent irrépressibles, et amènent à une culpabilité et une mauvaise image de soi…

            Le premier point pour réguler une alimentation est de manger lentement. Apprécier les saveurs, mieux digérer, manger moins, « se poser » pour manger, autant d’intérêt en un seul geste.

            Faire attention à sa physiologie est un point très important, car chacun a besoin de fréquence de repas, de taille de bol alimentaire différente, ou par exemple de boire chaud en fin de repas, etc… Cela donne un rythme rassurant pour l’organisme et plus facile à tenir, car naturel. Se forcer à manger trop (invité par exemple) ou pas assez (régime), se priver et se frustrer sont autant de mal que vous vous faites que vous compenserez de manière démultipliée par après. Un parent traiterait son enfant en étant partagé entre lui faire plaisir et ce qui est bon pour lui à plus long terme. Il choisirait une limite (totalement subjective, oui), s’y tiendrait et, avec douceur, remettrait inlassablement son enfant dans le cadre de ce qui lui semble le plus profitable, ce qui rassurerait l’enfant et lui donnerait une éducation qui lui servirait à l’avenir.

            Avez-vous remarqué que les meilleurs régimes sont ceux où l’individu commence par bien dormir, manger lentement et… se déstresser ? Sans l’équilibrage de ces points essentiels, le reste d’un régime est voué à être décevant, car… non tenu. Chercher à combler les carences nutritionnelles ou énergétiques manquantes dues à d’autres causes dans la nourriture est très mauvais pour un régime, mais le principal problème reste la souffrance émotionnelle. Ne pas accepter qui l’on est, puis ne pas accepter la détresse qui en découle, et en « rajouter une couche » en n’acceptant pas de manger pour compenser sa souffrance… tous ces mécanismes se cumulent et à chaque fois s’amplifient, le sujet absorbe alors de plus en plus d’aliments dans une boucle sans fin… Accepter son corps permet de se libérer de la charge émotionnelle de culpabilité sur son traitement fût-il inadapté, et de briser le cycle… en commençant à s’aimer.

 

            La fuite du sport est… dans la course. Comme évoqué ci-dessus, de nombreuses personnes sont « accros » à la course pour des raisons biochimiques évidentes. Le problème est que pour activer les productions d’endorphines, il faut provoquer des dégâts aux corps, soit l’autodétruire, ce qui nous ramène sans cesse à la cause profonde du stress.

            En fait, peu importe le sport aussi sain et productif soit-il, si la manière reste brutale, et la raison de le faire détournée, rien n’y fera. Mieux vaut privilégier un sport doux et quotidien, qui vous fait plaisir et vous donne envie, qui vous pousse à vous écouter et non vous couper de vos sentis et perceptions. Le travail sur la respiration est essentiel pour être présent dans son corps, et en gestion du stress ou en sport, la régularité de la pratique est le moyen le plus sûr et le plus rapide d’atteindre son but.

 

            La thérapeutique a très souvent un rôle à jouer. Mais il ne s’agit que d’une aide, qui fait son œuvre d’abord en vous rassurant et en vous faisant croire qu’avec elle vous pouvez y arriver. Au final c’est toujours vous qui décidez, avec ou sans aide. Aucun complément alimentaire « antistress » n’a de sens quand vous vous stressez et détruisez vos réserves de nutriments et créer des carences. Pas plus que si vous vous aimez, vous nourrissez en conséquence et êtes calme. Aucune psychologie n’a de sens si vous ne daignez regarder en vous. L’hypnothérapie n’est « magique » que parce qu’elle met en valeur une ressource magique qui est déjà en vous. Vous n’êtes pas dépendant de ce type d’aide et rien ne saurait se substituer à vous. Aucun miracle ne saurait se faire sans vous, car le miracle c’est vous !

 

Une méthode exemple

 

  1. La prise de conscience

Il est bon de se poser quelques questions simples quant aux causes du malaise :

Qui je crois devoir être ? Pourquoi ? Qu’est-ce que je crains ?

 

 

2. Choisir ce que je veux (mes priorités, ma nouvelle vision, mon état)

 

Il s’agit d’un choix de chaque instant, chaque fois renouvelé (surtout quant à son état). Pourtant, une fois la direction prise, il est de plus en plus facile de la prendre et de la reprendre. Une fois qu’on sait ce qu’est être calme, on peut y retourner. Une fois que l’on sait ce qu’est être bien, on peut l’approfondir et l’explorer. Il est bon d’avancer étape par étape : un changement trop brutal de son mode de fonctionnement psychique et de son mode de vie amènerait à une plus grande résistance, à des crises de paniques, à un mal-être physique, etc. Il vaut mieux garder un repère rassurant tandis que vous en changez un autre et laisser le temps que les changements s’opèrent naturellement est déjà une manière de cesser de vous infliger un stress.

 

 

3. Garder le cap

 

            Il est bon pour soi de garder les bases du bien-être en tête (observer sans juger, garder votre discours intérieur compréhensif et encourageant, etc.).

Un travail respiratoire/physique et un travail émotionnel de fond sont les fondations de la stabilité de l’humeur. Une vie affective remplie également. Pour ma part, je garde le cap avec l’humour (pour dédramatiser, pour retrouver une joie de vivre régulière, et pour me rappeler de ne pas trop prendre les choses au sérieux, car il m’arrive d’oublier parfois…).

Les objectifs et le cap sont à déterminer par vous seul. Vos seules limites sont celles que vous vous fixez.

 

Seule l’étape deux est vitale. Mais la première permet d’éclaircir sa vision pour pouvoir mieux choisir. Et la troisième est bien pratique dans la vie concrète pour ne pas devoir refaire le chemin (et tous les efforts qui vont avec) à chaque fois.

 

Quelques points clés

 

                        * De « faire mieux » à « aller mieux »

 

            Il s’agit de cesser de penser, de réfléchir ou de débattre. Si vous avez l’énergie de jauger le résultat et de le juger, pourriez-vous plutôt vous donner la chance de vous pencher sur ce que vous ressentez… Vous pouvez philosopher toute une vie et passer à côté de l’essentiel, qui est : vous. Vous êtes… et le reste c’est à vous de le compléter. Qui êtes-vous ? Pour cela vous pouvez observer votre état, choisir de le changer et ainsi répondre à nouveau. Visez haut, vous ne méritez pas moins. Pour moi, vous êtes le plus beau cadeau…

 

                        * De la raison à l’émotion

 

            Le rationnel est aussi influencé par l’émotion que l’émotion elle-même. Seulement le rationnel ne se l’avoue pas, et il est donc bien pratique pour auto-justifier des comportements et notamment celui de stress. Il s’agit de trouver une raison qui peut justifier un acte, ce qui est en fait très facile et absolument pas objectif. Le rationnel réprime l’aspect émotionnel sain et spontané « de l’enfant ». En l’écrasant, il mime le schéma de supériorité du parent qui interdirait à l’enfant de ressentir. Souhaitez-vous être à ce point votre tortionnaire ? Vous laissez libre cours à vos émotions qu’elles soient libérées ou retenues et que vous le vouliez ou non. Laissez-vous libre de les guider là où vous le voulez et surtout d’en profiter, partager et donner. Comment pourrait-on accueillir votre peine si vous ne nous la donnez pas ?

 

                        * De l’autre à soi

 

            Prendre soin des autres est une chose, mais il est important de comprendre que pour ce faire, vous devez passer par vous. Ne faites jamais quelque chose que vous ne voulez pas faire pour quelqu’un d’autre. Si éviter les punitions et chercher les récompenses étaient efficace pour vous donner du bonheur, vous en auriez certainement vécu plus que ça… Si les sentiments d’obligation rendaient heureux, ne le seriez-vous pas déjà ? Les plus beaux cadeaux sont ceux donnés dans la joie. Si vous éprouvez des difficultés à prendre soin d’un autre alors que vous le souhaitez, peut-être reflète-t-il un aspect de vous qui vous pose ces mêmes problèmes. Alors, remerciez-le de vous montrer la voie pour aller mieux en vous-mêmes.

 

                        * Du lâcher-prise à l’abandon

 

            Lâcher-prise, on m’en parle tout le temps, ça paraît compliqué, et plus je doute, plus je m’en éloigne. Plus je m’en éloigne, plus ça me stresse. Rhhaa, je me prends la tête ! Comment faire pour lâcher-prise ?

            Lâcher-prise consiste à ne pas s’accrocher à ce qui fait mal. Cela semble compliqué, mais c’est exactement le contraire. Asseyez-vous, respirez (tiens vous le faites déjà, c’est fou !), et cessez de vous poser la question. Le reste viendra tout seul, et quand vous vous poserez à nouveau la question, vous vous arracherez de force à cet état paisible et reposant. Le simple fait de penser « je suis en train de lâcher-prise » vous enlève cet état, vous ne pouvez l’appréhender et encore moins l’attendre ainsi. Inutile d’essayez, vous y êtes déjà, faites-moi confiance, c’est bien, continuez, voilà, c’est bien. Vous avez compris, n’est-ce pas ?

           

Une anecdote sur l’origine de cet article :    

« Aujourd’hui, j’ai peur de ne pas être à la hauteur… Mais qui d’autre pourrait vivre ma vie ? Je suis forcément à ma place et à ma hauteur. »

 

Conclusion

 

            Il n’y a rien à faire. Rien. Votre état naturel est celui d’être bien et d’être vous-mêmes. Observez sans juger. Si vous voyez ne serait-ce qu’une miette de qui vous êtes, vous n’aurez plus envie d’être quiconque d’autre. Vous êtes parfait, vous êtes magnifique, même quand vous voulez être quelqu’un d’autre, même quand vous vous en voulez, même quand vous croyez le contraire et cherchez à être repoussant, victime ou bourreau… Vous êtes qui vous êtes et vous êtes magnifique. Alors, sentez-vous bien, continuez à faire exactement ce que vous voulez, vous l’avez toujours fait, continuez et sentez-vous bien…

 

Article extrait de "Contacts" (Pages 24 à 31), Magazine privé de Mensa France, n°254 - Hiver 2016-2017

 

            Si vous avez des questions, contactez-moi via mon site !

 

 

 

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© 2015 par Fischer Amaury

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